Psyconfusion : Pourquoi autant de noms? Lequel choisir? Est-ce que cela compte vraiment?

Mushroom

Psyché Quoi?

Si vous vous intéressez aux substances qui vous aident à explorer l'expansion de votre conscience, vous avez probablement entendu différents termes pour les désigner : Psychédéliques, Enthéogènes, Hallucinogènes, Psychotropes, etc... Mais que signifient ces termes exactement, et quand est-il préférable d'utiliser l'un plutôt que l'autre ? Cet article vous apporte un peu de clarté sur le sujet.

Il faut savoir qu’il existe autant de noms pour les psychédéliques qu’il existe des substances  en soi… Bon, j’exagère peut-être un peu… Mais presque pas! Et la façon dont on va les désigner va dépendre surtout de ces 3 facteurs :

1)Les caractéristiques spécifiques de la substance

2)La vision du monde d'une personne (ses croyances, ses valeurs, etc)

3)Sa relation avec la substance en question

Pour mieux comprendre le fond et la sémantique du sujet, examinons de plus près cet extrait du livre « DMT la molécule de l'esprit » du Dr Rick Strassman, M.D.

"Même parmi les chercheurs, il n'y a pas d'accord sur ce point crucial. Certains n'utilisent même pas le mot drogue, préférant à la place molécule, composé, agent, substance, médecine ou sacrement. Même si nous sommes d'accord pour l'appeler drogue, regardez combien de noms différents elle porte : hallucinogène (produisant des hallucinations), enthéogène (générant le divin), mysticomimétique (imitant les états mystiques), onirogène (produisant des rêves), phanérothyme (produisant des sentiments visibles), fantasticant (stimulant la fantaisie), psychodysleptique (perturbant l'esprit), psychotomimétique et psychotogène (imitant ou produisant respectivement la psychose), et psychotoxine et schizotoxine (un poison provoquant respectivement la psychose ou la schizophrénie)."

Choisissez En Conscience

Le choix du terme dépend du contexte et du message que vous souhaitez transmettre. "Psychédélique" est aujourd’hui le plus utilisé, notamment pour parler de leur applications en thérapie et l'exploration de soi. "Enthéogène" reste le terme préféré pour décrire leur usage spirituel et chamanique, tandis que "hallucinogène" est plus utilisé dans le milieu scientifique, médical et policier.

Quel que soit le terme que vous choisissez, l'important est de le faire en ayant conscience de ce que cela implique et comment il peut influencer votre perception et celle de la société. J'irais même jusqu'à dire que le nom que vous donnez à ces substance aura une influence sur l'expérience directe que vous auriez avec celle-ci.

"Cette focalisation sur le nom n’est pas anodine. Si tout le monde était d’accord sur ce qu’est ou fait un psychédélique, il n’y aurait certainement pas autant de mots pour désigner la même substance. La multitude d’étiquettes reflète le débat profond et permanent sur les drogues psychédéliques et leurs effets. Les scientifiques reconnaissent rarement l’importance du nom qu’ils donnent aux psychédéliques, même s’ils savent à quel point les attentes modifient les effets des drogues." (DMT: La molécule de l'esprit p.30)

Je tiens à souligner l’importance de cette dernière phrase. Il est crucial, avant de nous lancer dans une expérience avec les enthéogènes ou toute autre substance psychédélique, de choisir soigneusement le nom que nous voulons utiliser pour les désigner, car cela aura un impact considérable non seulement sur notre relation avec la plante, mais aussi sur l’expérience que nous allons vivre lors d’une cérémonie de plantes sacrées ou d’une thérapie assistée par psychédéliques.

Pensez-y quand vous buvez votre café le matin quel nom lui donnez vous: Café ou drogue?

Lorsque vous prenez un médicament l'apellez vous médicament ou drogue?

Pourquoi cela serait-il différent lorsque l'on parle de substances qui ont eu des résultats prometteurs en terme de traitements des traumas et de la dépression parmis des nombreux autres bienfaits?

Alors…Quels noms j’ai choisi?

Comme le Dr Strassman, je préfère utiliser le terme « psychédéliques » plutôt que « hallucinogènes » pour désigner toutes les substances qui induisent un état de conscience élargi, et “Enthéogènes” pour parler des usages traditionnels, chamaniques et sacrés des plantes et autres substances naturelles telle que l’Ayahuasca, le Peyotl, le Bufo Alvarius ou encore les Champignons Psilocybine. J’évite le terme “hallucinogène” car il vient du mot "hallucination", ce qui suggère une perception erronée de la réalité, mais il existe des nombreux témoignages de personnes dont l’expérience semble être plus réelle que ce que nous appelons le monde réel (physique), y compris des prémonitions précises, des messages visionnaires, des projections astrales, la télépathie et autres expériences de nature spirituelle et mystique. Donc, qui suis-je pour dire: “Ce ne sont que des hallucinations”. Le terme “drogue” est trop vaste et porte souvent une connotation négative. Le terme "psychotrope" quant à lui englobe toutes les substances qui modifient l'activité mentale, incluant les antidépresseurs, les anxiolytiques, l'alcool et les psychédéliques. Ce terme est donc trop générique et vaste pour parler précisément des substances qui nous intéressent ici. Il peut être utile dans un contexte scientifique, mais trop vague pour parler des effets spirituels ou expansifs des psychédéliques.

La prochaine fois que vous aller parler de ces substances portez une attention particulière aux noms que vous utilisez pour vous référer aux psychédéliques, ce détail en apparence anodin peut avoir un impact considérable non seulement sur votre entourage mais sur vous et votre relation avec ceux-ci.

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